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:Un meunier ne laissa pour tous biens,  trois enfants qu'il avait, que son moulin, son ne et son chat. Les partages furent bientt faits : ni le notaire, ni le procureur n'y furent point appels. Ils auraient eu bientt mang tout le pauvre patrimoine. L'an eut le moulin, le second eut l'ne, et le plus jeune n'eut que le chat. Ce dernier ne pouvait se consoler d'avoir un si pauvre lot :
:Pendant qu'on retirait le pauvre marquis de la rivire, le Chat s'approcha du carrosse et dit au roi, que dans le temps que son matre se baignait, il tait venu des voleurs qui avaient emport ses habits, quoiqu'il et cri au voleur ! de toute ses forces ; le drle les avait cachs sous une grosse pierre.
:Le marquis donna la main  la jeune princesse, et suivant le roi, qui montait le premier, ils entrrent dans une grande salle, o ils trouvrent une magnifique collation que l'ogre avait fait prparer pour ses amis, qui le devaient venir voir ce mme jour-l, mais qui n'avaient pas os entrer, sachant que le roi y tait.
:Oh ! oui, dit le Petit Chaperon rouge, c'est par-del le moulin que vous voyez tout l-bas,  la premire maison du Village. Eh bien, dit le Loup, je veux l'aller voir aussi ; je m'y en vais par ce chemin-ci, et toi par ce chemin-l, et nous verrons qui plus tt y sera. Le loup se mit  courir de toute sa force par le chemin qui tait le plus court, et la petite fille s'en alla par le chemin le plus long, s'amusant  cueillir des noisettes,  courir aprs des papillons, et  faire des bouquets des petites fleurs qu'elle rencontrait.
:Qui est l ? Le Petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du Loup eut peur d'abord, mais croyant que sa Mre-grand tait enrhume, rpondit : C'est votre fille le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre que ma Mre vous envoie. Le Loup lui cria en adoucissant un peu sa voix : Tire la chevillette, la bobinette cherra. Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit.
:La Barbe bleue, pour faire connaissance, les mena, avec leur mre et trois ou quatre de leurs meilleures amies et quelques jeunes gens du voisinage,  une de ses maisons de campagne, o on demeura huit jours entiers. Ce n'taient que promenades, que parties de chasse et de pche, que danses et festins, que collations : on ne dormait point et on passait toute la nuit  se faire des malices les uns aux autres ; enfin tout alla si bien que la cadette commena  trouver que le matre du logis n'avait plus la barbe si bleue, et que c'tait un fort honnte homme.
:Ds qu'on fut de retour  la ville, le mariage se conclut. Au bout d'un mois, la Barbe bleue dit  sa femme qu'il tait oblig de faire un voyage en province, de six semaines au moins, pour une affaire de consquence; qu'il la priait de se bien divertir pendant son absence ; qu'elle fit venir ses bonnes amies ; qu'elle les ment  la campagne, si elle voulait ; que partout elle ft bonne chre.
:Elle promit d'observer exactement tout ce qui lui venait d'tre ordonn, et lui, aprs l'avoir embrasse, il monte dans son carrosse, et part pour son voyage. Les voisines et les bonnes amies n'attendirent pas qu'on les envoyt qurir pour aller chez la jeune marie, tant elles avaient d'impatience de voir toutes les richesses de sa maison, n'ayant os y venir pendant que le mari y tait,  cause de sa barbe bleue, qui leur faisait peur.
:D'abord elle ne vit rien, parce que les fentres taient fermes. Aprs quelques moments, elle commena  voir que le plancher tait tout couvert de sang caill, et que dans ce sang, se miraient les corps de plusieurs femmes mortes et attaches le long des murs : c'tait toutes les femmes que la Barbe bleue avait pouses, et qu'il avait gorges l'une aprs l'autre.
:La Barbe bleue revint de son voyage ds le soir-mme, et dit qu'il avait reu des lettres, dans le chemin, qui lui avaient appris que l'affaire pour laquelle il tait parti venait d'tre termine  son avantage. Sa femme fit tout ce qu'elle put pour lui tmoigner qu'elle tait ravie de son prompt retour.
:Il reconnut que c'taient les frres de sa femme, l'un dragon et l'autre mousquetaire, de sorte qu'il s'enfuit aussitt pour se sauver ; mais les deux frres le poursuivirent de si prs qu'ils l'attraprent avant qu'il pt gagner le perron. Ils lui passrent leur pe au travers du corps, et le laissrent mort. La pauvre femme tait presque aussi morte que son mari, et n'avait pas la force de se lever pour embrasser ses frres.
:Il se trouva que la Barbe bleue n'avait point d'hritiers, et qu'ainsi sa femme demeura matresse de tous ses biens. Elle en employa une partie  marier sa soeur Anne avec un jeune gentilhomme dont elle tait aime depuis longtemps ; une autre partie  acheter des charges de capitaines  ses deux frres, et le reste  se marier elle-mme  un fort honnte homme, qui lui fit oublier le mauvais temps qu'elle avait pass avec la Barbe 
